Paris efface les traces du nouveau séisme au Japon la veille
La Bourse de Paris termine en hausse. Le Cac 40 est revenu à son niveau d’hier avant l’annonce d’un nouveau tremblement de terre au Japon. Le léger recul de Wall Street, prudent avant un compromis budgétaire, a empêché l’indice de franchir les niveaux de résistance. Les ministres des finances européens étaient aujourd’hui réunis en Hongrie pour concrétiser l’aide officielle demandée par le Portugal. A la clôture, le Cac 40 progresse de 0,83% à 4.061,91 points. Vallourec flambe de près de 5%. EDF est resté suspendu de cotation après l'annonce du rachat d'EDF EN.
La Bourse de Paris termine en hausse sur des considérations techniques et grâce à la poursuite de politiques de soutien quantitatif. Le Cac 40 est revenu à son niveau d’hier avant le décrochage soudain qui a suivi l’annonce d’un nouveau tremblement de terre au Japon avec alerte au tsunami, qui n’a, en définitive, pas engendré de gros dégâts.
Néanmoins, la légère baisse à Wall Street a pesé sur la tendance. Les marchés américains, qui se heurtent également à des résistances techniques, sont tiraillés entre la saison prometteuse des résultats trimestriels qui débute lundi aux Etats-Unis et la prudence avant un compromis budgétaire qui entraînerait une paralysie complète de la fonction publique dans le pays. Les négociations entre démocrates et républicains ont débuté hier, sans aboutir jusque-là, mais certaines sources s’entendent toutefois pour dire que les deux partis devraient s’accorder d’ici à minuit.
De ce côté-ci de l’Atlantique, les ministres des finances européens étaient aujourd’hui réunis en Hongrie pour concrétiser l’aide officielle demandée par le Portugal. Celle-ci devrait avoisiner les 80 milliards d’euros sur trois ans, selon le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. En contrepartie, Lisbonne va devoir mettre en place un plan d’austérité.
Sur le marché des changes, alors que les cambistes s’attendent à de nouveaux relèvements de taux dans la zone euro, la monnaie unique a continué de grimper face au billet vert et s’échange désormais à plus de 1,44 dollar, à 1,4438.
Le fléchissement de la devise américaine et l’annonce d’attaques contre des champs pétroliers en Libye ont envoyé les cours du pétrole à près de 112 dollars le baril (+1,54 dollar, à 111,84), au plus haut depuis septembre 2008. De son côté, l’once d’or a signé un nouveau record à Londres à plus de 1.470 dollars.
A la clôture, le Cac 40 gagne 0,83% à 4.061,93 points. Le volume d’affaires reste cependant limité avec 2,9 milliards d’euros échangés sur les valeurs de l’indice. A Londres, le Footsie prend 0,81% et, à Francfort, le Dax monte de 0,53%. A New York, le Dow Jones glisse de 0,11% et le Nasdaq Composite est quasi stable (-0,06%).
Plus forte hausse du Cac 40, Vallourec progresse de 4,67% à 84,10 euros, soutenu par une recommandation de Credit Suisse, passé de « neutre » à « surperformance » sur le titre du fabricant de tubes sans soudures pour l’industrie pétrolière. Maurel & Prom avance pour sa part de 3,95% à 14,75 euros alors qu’Exane BNP Paribas est passé de « neutre » à « surperformance » sur l’action du groupe pétrolier.
Veolia Environnement s’adjuge 1,91% à 22,19 euros. Le groupe a signé deux crédits syndiqués pour un montant total de 3 milliards d’euros sur trois et cinq ans en vue de refinancer par anticipation le crédit syndiqué multidevises de 4 milliards dont il dispose actuellement.
PPR engrange 1,84% à 113,30 euros. Standard & Poor’s a relevé la perspective de la note du groupe de stable à positive. Parallèlement, HSBC maintient sa recommandation à « surpondérer » sur la valeur. L’intermédiaire évalue à 25% la sous-performance du titre par rapport à ses concurrents depuis juillet, qui ne reflète pas les perspectives attrayantes de sa division luxe.
Lafarge avance de 1,92% à 45,97 euros. Le cimentier a mandaté BNP Paribas et Citi afin d’étudier la cession de ses activités plâtre en Europe, convoitées par plusieurs fonds d’investissement, indique Reuters en citant des sources proches du dossier.
EDF – EDF Energies Nouvelles (EEN). Les actions des deux groupes sont suspendues de cotation sur des derniers cours de 27,38 et 36,64 euros respectivement. L’électricien a annoncé le lancement d’une offre d’achat des minoritaires de sa filiale à 50%. EDF propose 40 euros par action EEN ou l’échange de 13 de ses actions contre 11 actions EEN. EDF ajoute que le groupe Moratoglou, deuxième actionnaire d’EEN, s’est engagé à apporter sa participation de 25,1%.
Suez Environnement s’octroie 1,80% à 14,68 euros alors que Morgan Stanley est passé de « pondération en ligne » à « surpondérer » sur l’action.
Edenred recule de 2,32% à 21,50 euros alors que le spécialiste des titres de paiement a démenti tout contact avec le britannique Compass. Des rumeurs de marché évoquaient notamment une fusion entre les deux groupes. Par ailleurs, SG Cross Asset Research a dégradé le titre de « conserver » à « vendre ».
Enfin, Air France-KLM plie de 1,42% à 11,46 euros. Le transporteur a pourtant annoncé une hausse de 1% de son trafic passagers en mars. Le coefficient d’occupation s’est contracté de 1,9 point à 78,6%. Le trafic cargo est resté stable le mois dernier avec un taux de remplissage en repli de 2,3 points à 71,1%. Par ailleurs, Goldman Sachs et Morgan Stanley ont procédé au placement de 6,7% d’Amadeus, spécialiste des réservations de voyages, au prix de 13,70 euros par action, contre 13,845 euros en clôture hier à Madrid. Amadeus est contrôlé par les compagnies aériennes Air France, IAG et Lufthansa, ainsi que par les fonds Cinven et BC Partners. ( www.investir.fr)
Marjorie Encelot